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Le sphinx

LE SPHINX

Les Égyptiens de l'Antiquité ont cherché à interpréter tous les phénomènes qu'ils pouvaient observer par le prisme de leur croyance séculaire. La notion la plus importante pour eux est celle de cycle :

  • le cycle de la nuit avec le soleil renaissant chaque matin ;
  • le cycle des années avec l'inondation annuelle qui pouvait être source de joie comme de peine (en cas de trop faible ou trop forte crue) ;
  • le cycle de la vie avec les naissances qui succèdent aux morts (bien que les Égyptiens ne croyaient pas en la réincarnation terrestre comme présenté par le bouddhisme).
  • Le sphinx est sans doute le monument le plus célèbre de l'Egypte. Doté d'un corps de lion et d'une tête d'homme, il est devenu le symbole d'une controverse qui oppose les égyptologues aux géologues. Le Sphinx de Gizeh est encore loin de nous avoir dévoilé tous ses mystères.
  • Sur le côté, et en aval de la pyramide de Khephren, se trouvent deux temples mais surtout le gigantesque sphinx:
    • Long de 74 mètres, pour une hauteur de 20 mètres, il est orienté plein est.
    • Il fait face au soleil levant lors des deux équinoxes.
    • Il a été taillé d'un seul bloc, dans une crête de calcaire.

Cette crête comprend un mamelon de roche dure surplombant d'une dizaine de mètres le reste du site.

C'est dans ce mamelon que la tête et le cou du sphinx ont été sculptés. Le reste du corps a été taillé dans le calcaire environnant.

Mythologie égyptienne

  • Le sphinx de Gizeh se dresse devant les grandes pyramides du plateau de Gizeh, plateau qui se trouve juste en amont du delta du Nil, dans la Basse-Égypte. Il est aussi surnommé par les Arabes Abou al-Hôl («père de la terreur»).
  • Le terme sphinx viendrait du grec ancien Sphígx, qui signifie «étrangler», lui même dérivé du sanskrit sthag (en pâli, thak) signifiant «dissimulé», une autre interprétation l'attribue à l'ancien égyptien Shesepânkh, qui signifie «statue vivante» ou automate.

Une stèle de granit rose placée entre les pattes de cette représentation monumentale raconte le songe de Thoutmosis IV :

"Un jour il advint que le fils royal Thoutmosis, qui allait se promener à l'heure de midi, se reposa à l'ombre de ce grand dieu ; la torpeur du sommeil le saisit, au moment où le soleil était à son zénith. Il s'aperçut alors que la Majesté de ce dieu auguste lui parlait, de sa bouche même, comme un père parle à son fils, disant : regarde-moi, contemple-moi, ô mon fils Thoutmosis ; je suis ton père, Horakhety-Khepri-Râ-Atoum ; je te donnerai la royauté sur terre, à la tête des vivants, tu porteras la couronne blanche et la couronne rouge sur le trône de Geb, le prince (des dieux). La terre t'appartiendra en sa longueur et sa largeur, et tout ce qu'illumine l'oeil brillant du maître de l'Univers. (...) Voilà que maintenant le sable du désert me tourmente, le sable au-dessus duquel j'étais autrefois ; aussi hâte-toi vers moi, afin que tu puisses accomplir tout ce que je désire".

Le visage de la statue mesure 5 mètres de hauteur. Les Français qui la découvriront au début du XIXème siècle n'apercevront que sa tête. Napoléon la fera désensabler et mesurer par les savants qui l'accompagnaient. Les Arabes, l'appelleront Abu-al-Hol (le Père de la Terreur). Le sphinx, qui sera la proie de tirs au canon au cours de l'invasion des Mamelouks, perdra son nez de 2 mètres qui tombera à terre. Récupéré par les Anglais après la défaite de Bonaparte, il sera exposé au British Muséum.

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